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Avertissement : il s'agit d'un récit écrit quand j'étais adolescente. Le style est donc ceui d'un adolescent. Vous savez donc à quoi vous attendre si vous le lisez malgré tout. Sur ce, bonne lecture !
Par un beau soir d'été, je me promenais sur le port avec Chloé. Une douce tiédeur nous incitait, mon amie à moi, à flâner sans buts précis. La lune se reflétait sur l'eau et les mâts se balançaient allègrement au vent. Les vagues s'écrasaient en clapotis sur la digue. Les nuits d'août, le marché nocturne allait bon train : des stands de bijoux, habits, glaces et une foule d'autres choses encore longeaient le port.Et il me versa le liquide dans la bouche. Si je n'étais pas aussi abrutie, j'aurais pu me débattre mais j'étais beaucoup trop faible pour réagir...
Je mettrai la seconde partie sur mon blog demain ou après-demain.
Publié par Sen à 00:10:51 dans La vie continue | Commentaires (0) | Permaliens
J'erre dans cette ville que je ne connais pas. En fait si, je la connais un peu. Mais vraiment un tout petit peu n'est-ce pas ! Alors je marche, j'essaie de me repérer, mon esprit schématise la ville. Tiens, en passant par là, j'arrive ici. Ah ah ! Il était donc là ce fameux magasin que je cherchais. Quel coquin celui-là !
Pour l'instant, je me suis fait une idée du centre ville de Bordeaux, je visualise à peu près sa structure, les grands axes seulement bien sûr. Les raccourcis, les petites rues, les subtilités diverses, très peu pour moi pour l'instant ! Dommage peut-être. Mais ça viendra. Ne désespérons pas. Je ne suis pas pressée de toute façon et je découvrirai tôt ou tard tous les trésors que recèle la capitale d'Aquitaine. J'imagine cela comme un visage inconnu : les traits saillants sautent aux yeux et mille facettes différentes de cet inividu s'imposent en nous à force de le côtoyer. Mais quand vient le jour où plus rien ne peut nous surprendre ( si cela peut s'avérer possible ), quelle tristesse ! Cela devient fade. Je ne vais donc pas me précipiter sur les secrets multiples de Bordeaux. Attendons plutôt.
De toute façon, je connais le principal. Peut-être pas le principal en fait. Enfin bref... Ce n'est pas très important. Au moins, j'ai repéré l'utilitaire : supermarchés, concessionaire en cas de problème avec ma voiture, imprimerie. Bon c'est vrai, je ne connais pas que cela. Je sais aussi que je peux déguster d'excellents milkshakes au caramel à tel endroit, que ce magasin avec tous ces chocolats me rend ivre de gourmandise ( comment ça je ne pense qu'à bouffer ? ), je sais que cette boutique regorge de livres en pagaille, je sais que ce cinéma d'auteurs me fera rêver, je sais que je pourrais m'acheter des habits à tel endroit etc.
Bref, j'ai fait un premier état des lieux de la ville. Seconde épreuve maintenant : la voiture ! Oui parce que c'est bien beau d'aller à tel ou tel endroit mais jusqu'à présent, ma voiture n'a jamais emprunté les zones piétonnes. Alors je vais devoir modifier ma représentation de la ville pour l'adapter à la voiture. Difficile. Figurez-vous que je pensais pouvoir accéder à tel endroit en empruntant telle route mais... sens interdit. Pfff... je le sentais ce coup-là ! Et plus je pense pouvoir me repérer, plus les sens intedits me narguent. A la fin, j'erre au hasard dans la ville en priant pour tomber sur un endroit que je connais. C'est que je me perds vite... Mais je ne désespère pas, j'y arriverai ! Prochain défi : aller de chez moi à la gare en voiture. Ca peut être utile à l'occasion. Si quelqu'un souhaite me rendre visite à Bordeaux, je me vois bien lui proposer de prendre le tram avec ses valises parce que je ne connais pas le chemin.
Publié par Sen à 23:07:51 dans Anecdotes | Commentaires (4) | Permaliens
Diététique et savoureux à la fois. Voilà donc la recette que je vous propose ce soir : aubergines farcies à la mozzarella.
Ingrédients ( pour 4 personnes environ ) :
- 4 aubergines.
- 200 grammes de mozzarella.
- 150 grammes de riz.
- 200 grammes de chair à tomates.
- 2 oeufs.
- 2 cuillères à soupe de basilic haché.
- sel, poivre.
1) Couper les aubergines dans le sens de la longueur.
2) Les vider et conserver la chair.
3) Cuire les aubergines et sa chair prélevée à la vapeur.
4) Cuire le riz.
5) Couper la mozzarella en petits dés.
6) Battre les oeufs.
7) Mélanger dans un saladier le riz cuit, la mozzarella, le basilic, les oeufs, la chair d'aubergine, la chair de tomate.
8) Saler et poivrer.
9) Garnir les aubergines de ce mélange.
10) Faire cuire au four pendant 15 environ à thermostat 6 ( préchauffer préalablement le four ).
Voilà, c'est prêt !
Bon appétit !
Publié par Sen à 21:22:03 dans Recettes | Commentaires (9) | Permaliens
Aujourd'hui, j'ai envie de vous raconter ce que cette date évoque chez moi. La rentrée ? Oui, bien sûr. Mais pas la rentrée comme vous le concevez. Non pas une rentrée où on traîne les pieds pour aller en cours sous une froide pluie d'automne en regrettant les vacances. Non, non et non ! La rentrée ne représente pas cela pour moi !
Quand vient le mois de septembre, je goûte avec délice la fin de l'ennui. Car en vacances, je m'ennuie. Il faut dire que trois mois voire quatre, c'est trop. Je vous assure que les étudiants n'ont en général qu'une hâte : que les cours reprennent enfin. Bien sûr, ils ne débutent que début octobre mais en septembre, la fac se réveille après ces longs mois de silence : les étudiants travaillant pour la sécurité sociale guettent leurs congénères devant les portes de l'administration, les UFR ouvrent à nouveau, les nouveaux emplois du temps sont publiés, les murs se tapissent d'informations nouvelles, la bibliothèque universitaire reprend ses horaires normales. Alors les étudiants s'activent eux-aussi : ils font la queue des heures pour obtenir la carte étudiant, ils s'insrivent à la BU, ils choisissent les options, assistent aux réunions de pré-rentrée, s'inscrivent au TD, achètent éventuellement des livres au programme et surtout, ils remplissent la fiche pédagogique pour s'inscrire aux exams ! Donc vous voyez ? En septembre, les étudiants ont de quoi faire.
A côté de cela, au mois de septembre, je retrouve aussi tous mes amis perdus de vue pendant l'été. On se retrouve, on se complimente sur le bronzage ou le nouveau sac, on va boire un café. Bref, on parlotte, on parlotte et franchement, la vie reprend ses droits à ce moment-là. Fini les longues journées d'août qui se ressemblent toutes ! Je me souviens de ce premier septembre d'il y a deux ans. Après un mois mortel à Toulon, j'avais retrouvé tous mes amis de fac et particulièrement une. Nous sommes allées faire les magasins ensemble et nous sommes égalemen allées chez le coiffeur. Pour finir, nous avons bu un verre au centre ville d'Aix. Franchement, que demander de plus ?
Ce qui me plaît aussi en septembre, c'est mon indépendance retrouvée. Non pas que je n'aime pas mes parents, loin de là ! Mais vous savez ce que c'est, n'est-ce pas ? Difficile de supporter à nouveau les manies des parents une fois que nous avons pris l'hbitude d'agir à notre guise.
Je finirai par attirer votre attention sur le climat. Souvent, le mois d'août n'est pas ce qu'il devrait être : on frissonne, on se plaint que l'été est décidément bien capricieux, on met un gilet par précaution dans le sac... Et en septembre ? Fini, oublié ! Le soleil a fini de bouder et il resplendit à nouveau dans ce pseudo ciel automnal, il brille plus que jamais et tape sur les épaules nues des jeunes filles. Début septembre à Aix, j'aimais siroter un verre avec des amis sur une terrasse ensoleillée à proximité de la fac de lettres, j'aimais me prélasser sous ce chaud soleil de septembre avant l'hiver.
Voilà tout ce qu'évoque la date d'aujourd'hui pour moi et vous voulez que je vous confie quelque chose ? Toute cette ambiance de septembre que j'aimais, je l'ai perdue l'année dernière quand j'ai emménagé à Amiens. Là-bas, point d'été indien, point d'amis avec qui traîner en ville ( quand on débarque dans une ville inconnue... ), point de fac mais un IUFM miteux. Et vous savez quoi ? J'ai peur que ce soit la même chose cette année. Alors dites-moi, vivrai-je à nouveau un mois de septembre comme je les aimais autrefois ?
Publié par Sen à 19:19:00 dans Anecdotes | Commentaires (5) | Permaliens
Je parle de l'immortalité bien sûr. L'immortalité dont tous les hommes rêvent depuis la nuit des temps sûrement. Tous ? Vraiment ? En fait, s'il y a bien quelque chose que je refuserais, ce serait bien cela. De toute façon, l'immortalité n'existera sans doute jamais ( il ne faut jamais dire jamais ) alors la question ne se pose pas. Mais en admettant qu'une pilule nous permette un jour de devenir immortel et qu'on vous la propose, l'accepteriez-vous ?
Voyons le bon côté des choses : j'imagine que si un individu quelconque devient immortel, il n'aura plus à souffrir de la vieillesse ni de la maladie. C'est un bon point, certes. De plus, il ne manquera pas de temps pour voyager, faire le tour de la Terre s'il le désire, tout découvrir, tout savoir, tout connaître. Cela semble difficile, bien évidemment, mais non impossible à condition d'avoir l'éternité devant soi. Finalement, le manque de temps est le seul obstacle à la Connaissance Ultime. Peut-être pas le seul en fait. Il faut aussi avoir envie de tout connaître. Vous me direz sûrement qu'il existera toujours de nouvelles technologies, de nouvelles découvertes, de nouveaux livres donc il ne pourra jamais tout connaître. Soit. Sauf s'il est le seul être humain à accéder à l'immortalité.
Maintenant, envisageons le mauvais côté des choses : s'il est le seul être humain immortel, cela signifie aussi qu'il est condamné à voir mourir toutes les personnes qu'il aime. C'est horrible, cauchemardesque ! Il ne pourra jamais rencontrer quelqu'un sans penser qu'un jour ou l'autre, il finira par lui rendre une petite visite au cimetière. Certes, il pourra toujours faire de nouvelles connaissances. Mais une fois encore, il sera attristé tôt ou tard par la mort de ces personnes.
En imaginant qu'il ne soit pas le seul être humain immortel, ne s'ennuierait-il pas ? A force de se dire qu'il a le temps de faire ceci ou cela ( après tout, il a l'éternité devant lui ), ne finirait-il pas par ne rien faire, s'ennuyer et être blasé ? Enfin, si on croit à la vie après la mort, il sera impossible à cet individu de revoir tous les êtres chers qu'il a perdus.
Bref, je refuserais sans doute l'immortalité si on me l'offrait. Mon conjoint pense différemment surtout parce qu'il aimerait voir comment vont évoluer les choses sur Terre. Je peux le concevoir : je suis moi aussi curieuse de savoir s'il y a vraiment une forme de vie intelligente sur une autre planète par exemple. Mais si je dois payer cette curiosité par un ennui permanent et/ou la douleur de perdre ceux que j'aime, non merci ! Je ne refuserais pas en revanche quelques décennies de rab mais l'éternité, hors de question ! Si vous êtes comme mon conjoint et aimerait bien être immortel(le), je serais curieuse de connaître vos raisons.
Publié par Sen à 21:55:42 dans Rêveries | Commentaires (8) | Permaliens
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